Louis Margot rentrera à Morges par la Chine

21.09.2026

Actuellement en Chine, Louis Margot a entamé la dernière étape de son tour du monde. Récit des derniers mois et aperçu de la fin parcours.

Arrivé à Surabaya (Île de Java, Indonésie) le 27 mai, le Vaudois a enfourché son vélo – récupéré lors d’un aller-retour à Singapour – pour remonter l’île et en atteindre une nouvelle, l’Île de Sumatra. La traversée s’est faite… en kayak. Distance : 32 kilomètres, durée : 6 heures. Le tout rendu laborieux par le courant et les vagues, même si escorté par un de ses sponsors. « J’ai cru que j’allais tomber à l’eau à plusieurs reprises. J’avais assez peur. » Des sensations exacerbées par le fait d’être dans un bateau « quasiment au ras de l’eau », relate l’aventurier qui dit avoir plus eu mal aux jambes qu’aux bras par son positionnement

Impressionnante traversée

1300 kilomètres de vélo plus tard, après un trajet sous une chaleur étouffante, du trafic de camion à n’en plus finir, et un « dénivelé permanent de 20-30m », Louis est arrivé au détroit de Malacca (Malaisie). Dernier « morceau » de l’aventure, à la rame. « C’était vraiment difficile de traverser. Il faisait chaud, j’étais malade » et pour couronner le tout « du trafic de bateaux tous azimuts. » Ce détroit est en effet l’une des zones les plus fréquentées du monde, comme en témoigne le site MarineTrafic, qui recense les mouvements maritimes dans le monde. « Il y a des porte-conteneurs qui se suivent tous les 500-1000m dans les deux sens et qui vont à 30km/h ! C’est vraiment impressionnant quand on est dans un petit bateau à rames. » Heureusement, l’habitant de Colombier était accompagné par une connaissance qui l’escortait à la voile et lui permettait d’être visible au milieu de ces géants des mers. 

Arrivé sur la terre ferme, le rameur du Forward Rowing Club s’est accordé 3 semaines de pause bien méritées. « Je n’en avais pas faite depuis l’île de Kei », soit depuis février dernier. « Bien sûr, je me suis arrêté quelques jours entre deux tronçons, mais ce n’est jamais du repos, car je tourne dans tous les sens pour organiser le bateau, faire les démarches administratives, etc… » Il faut dire que seul un mois s’est écoulé entre son départ à vélo sur l’île de Java et son arrivée en Malaisie.

Un guide pour la Chine

La Thaïlande, le Laos et le Vietnam traversés, le cycliste est actuellement en Chine en route vers Chengdu avec son cousin venu l’accompagner sur cette portion de trajet. « Malheureusement la traversée de la Birmanie étant impossible, et l’Iran dangereux à cause de la situation actuelle », il n’y avait pas d’autre choix que de passer par la Chine et la région du Xinjiang. Cette dernière étant complexe à parcourir, notamment pour les multiples contrôles de police instaurés par Pékin depuis le milieu des années 2010. Louis Margot a donc fait appel à un guide, qui le suivra en voiture et lui proposera les meilleures routes. « Le guide est vraiment un plus car en faisant 150km dans la journée, il peut également me conduire à l’hôtel pour revenir en arrière le lendemain au dernier point de GPS, car parfois il n’y a pas d’hôtel pendant 200km. » Au total, l’épopée chinoise amènera Louis à rouler plus de 5000km et 40’000m de dénivelé.

Après l’Empire du milieu, la traversée du Kazakhstan est au programme, puis la Russie et la Georgie. L’accès à cette dernière nécessitera, ici aussi, beaucoup d’organisation et… un peu de chance. « Il n’y a qu’une frontière entre la Russie et la Georgie pour les étrangers. Comme c’est une montagne, elle peut fermer l’hiver s’il neige trop. Je devrais donc attendre en Russie. » La route reste donc encore longue pour Louis Margot qui espère rentrer en février.

 

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